De retour sur la côte hollandaise
8 juillet 2009
Ces dernières semaines ont coulé rapidement.
Il y a toujours tellement à faire, tellement à organiser.
Et la situation évoluant en permanence, le travail n’est jamais fini.
Les Congolais adorent les discours officiels.
Lors de chaque réunion finale, de chaque événement, il y a un speech d’au revoir.
C’est chouette mais cela ne rend pas mon départ plus simple du tout.
Je passe ma dernière réunion avec mes infirmières. Je veux que ce soit un moment spécial et j’ai cuisiné un énorme gâteau à la banane. Comme toujours, je commence la réunion par une demi-heure de leçon d’anglais. Mes collègues congolais ont très envie d’apprendre l’anglais. J’appelle donc le lundi la « journée anglaise » et j’essaie de me comporter autant que possible comme un prof d’anglais. Aujourd’hui, j’ai amené mon ordinateur avec moi. Je veux utiliser les paroles d’une chanson dans ma leçon. « Let love rule », la chanson de Lenny Kravitz est donc diffusée dans les corridors de l’hôpital ! Et je pense qu’il s’agit là d’un beau souhait pour le Congo.
La soirée d’au revoir organisée pour moi et mon collègue (nous quittons la mission ensemble) est fantastique. Après les obligations et les longs discours, nous mangeons, nous buvons et dansons tous ensemble au son des « beats » du Congo.
L’équipe locale est venue tôt le matin pour nous saluer. Ce sont eux les véritables héros.
Puis il est temps de partir. Je suis très triste de quitter cette mission, de laisser là mes collègues et amis. De quitter un pays dans lequel la population fait face à une situation aussi pauvre et triste que le jour où je suis arrivée. Mais il est temps. Je suis très fatiguée et je n’ai plus la même énergie qu’au début.
L’équipe locale est venue tôt le matin pour nous saluer. Ce sont eux les véritables héros. Le staff congolais est prêt à aider les gens jour après jour, année après année. Moi, je vais rentrer, me relaxer et baigner dans le luxe et l’amour en Hollande. Eux, ils vont continuer, avec un dévouement incroyable, sans relâche.
Ils sont irremplaçables.











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